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 Le Fifigrot 2015 s’est achevé dimanche et c’est toute une semaine qu’il faut à présent être capable de « résumer ». Pas une mince affaire lorsque l’on sait que ce festival, en plus de présenter des films, est également source de soirées, d’événements culturels multiples, le tout saupoudré de pas mal d’apéros. Mais cette année on est sérieux. On va voir un maximum de longs-métrages et on tâche d’être sobres 75 % du temps. Alors non, ce n’est pas très grolandais comme attitude mais si on veut pouvoir débriefer correctement il faut savoir faire des sacrifices (relatifs les sacrifices).

Dredi

Journée cinéma pour l’équipe d’ITMM, deux films au programme.

Il faut savoir se contenter de beaucoup. Le tour de force de la sélection, réunir deux comparses improbables et les entrainer dans un road trip à la recherche de la Révolution, la grande, la vraie. Soit Noël Godin, entarteur de son état, grand copain de BHL, et Jean-Marc Rouillan, ancien d’Action Directe reconverti en écrivain (qu’il faut absolument lire) depuis sa sortie du placard.Quelque part entre les pieds nickelés et Astérix et Obélix, voila donc nos deux révolutionnaires à la recherche d’une Cadillac pour se rendre à Athènes. Des pérégrinations qui ne manquent pas de poésie et d’humour, entrecoupées de rencontres, de copains et rigolades, avec toujours en toile de fond cette volonté de transformer le monde de ceux qui n’ont renoncé à rien, et surtout pas à la Révolution.

Kill your friends c’est la rencontre entre American Psycho et le Loup de Wall Street. Mais à Londres. Ce qui ajoute évidemment du cachet à l’ensemble. On parle là d’un film qui pourrait s’avérer être générationnel dans sa réception de la part du public. On est projeté dans le monde de la musique (et plus précisément des maisons de disques) au milieu des années 90 en Angleterre. Autant dire qu’on parle à ceux qui aujourd’hui sont les 25-35 ans. Le pitch est assez simple. On suit un sous-directeur artistique prêt à tout pour arriver au sommet. Vraiment à tout. Le metteur en scène Owen Harris (qui possède de solides références après avoir bossé sur Misfits, Skins ou encore Black Mirror) nous prévient avant le début de la séance : « Si vous aimez le cynisme tout anglais, le sexe et la violence vous devriez trouver votre compte avec Kill Your Friends« . Le personnage principal du film est interprété par Nicholas Hoult et retrouve son côté très « Tony Stonem » de Skins. Cet aspect « connard imbu de lui-même, gavé de sarcasmes et de cynisme (et de toutes les drogues qui tombent entre ses mains) quant à sa propre vie ». Le montage super cut ainsi que les narrations face caméra du long-métrage ne laissent jamais ni l’oeil ni le cerveau réellement se reposer. On est bien dans l’objet cinématographique jeune et cool. Si on ajoute la bande originale qui panache Blur, Prodigy ou encore Blue Boy on a tout simplement en face de nous toute la panoplie du culte. Attendons de voir l’accueil réservé par le public dans les semaines à venir mais il se peut très bien que les années prochaines démontrent qu’il s’agissait bien d’un produit taillé sur mesure pour nous.

Sàdi

Le jour du traditionnel défilé présidentiel du Capitole jusqu’a là cour de l’ESAV. Danseuses, escorte de motards, et la foule qui acclame notre président. C’est chaque année pareil, mais chaque année jouissif. On enchaine avec le concert de Gérard Baste, Xanax et Dj Vince à St Sernin. L’équipe d’ITMM replonge en adolescence et enchaine les 8.6 en écoutant les tubes qui ont bercés leurs années de lycée. De quoi clôturer en beauté cette semaine Grolandaise à Toulouse, un bon vieux concert de rap avec des influences punk. Une reprise de « Porcherie » des Béru pour terminer, de quoi regonfler un bon coup la foule présente en ces temps où les charognes d’extreme droite ont pignon sur rue. Autant vous dire qu’on ne s’arrête pas en si bon chemin et que la nuit se termine sous un déluge de bière.

Gromanche

Au lieu de rien faire comme des gros manches on traine notre gueule de bois au cinéma ABC pour assister à la cérémonie de clôture de ce 4ème Fifigrot. L’occasion de connaitre enfin le palmarès du festival, annoncé par les Benoit Délépine et Poelvoorde en très grande forme.

Une semaine après c’est déja fini, vos valeureux reporters s’en retourne à 24 heures de sommeil bien méritées. On se retrouve l’an prochain pour le 5ème Fifigrot. BANZAÏ !!!!!!

Le palmarès: 

Amphore d’or: The Other Side de Roberto Minervini

Amphore du peuple: The Lobster de Yorgos Lanthimos

Amphore des étudiants de l’ESAV : Tangerine de Sean S. Baker

Amphorette : Quelque chose des hommes de Stéphane Mercurio

 

 

 

 

 

 

 

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