Mercredi soir, ITMM été invité au Festival Clap Your Hands au Café de la Danse, et a assisté au concert de Wave Machines et BRNS.

Clap your Hands

Arrivée à 19h30, direction le bar. Tout fanatique de concert se doit de l’apprécier avec une bonne bière fraiche. Une fois ma bière en main, je m’installe tranquillement en première ligne des gradins pour ne pas louper une miette de ce qui se passe sur scène telle une groupie, quitte à recevoir quelques gouttes de sueur des artistes.

20h15. Entrée sur scène du premier groupe, Wave Machines.
Wave Machines

Ce quatuor electro-pop se forme en 2007 à Liverpool, terre des Beatles et bien d’autres artistes de renommée mondiale.

A leur arrivée sur scène, la salle est déjà bien remplie, une bonne partie du public est assise sur les gradins, et l’autre est debout devant la scène. Première chanson, waouh, je suis surprise par la voix du chanteur, et dès les premières minutes le groupe nous envoie une bonne énergie qui nous donne envie de bouger. Ils passent des aigus aux graves avec une telle aisance que ça en est presque surréel. Après trois chansons, James (synthé et bassiste) et Tim (leader, chanteur et guitariste du groupe) échangent leur place. C’est donc James qui prend la place centrale sur scène et se met à chanter, aidé en chœurs par Tim et Carl. Durant tout le long du concert ça a été un vrai shift-work sur scène, ils n’ont pas arrêté d’échanger leur place, à l’exception du batteur bien sur.  Vers la fin de leur set, c’est Vidar (batteur du groupe) qui commence à chanter, rejoint par la suite par les trois autres membres qui font les chœurs ; James nous sort la clarinette et là tout part ! Le public est conquis et enjoué, ça chante, ça siffle, ça danse (voir saute), ça tape dans les mains, bref tout le monde a le sourire au bout des lèvres et fredonne les quelques paroles qu’il connait. Des deux côtés, scène et public, une énergie folle se dégage. On commence à sentir au bout d’un moment que c’est la fin, mais le groupe ne veut pas partir, ils entament une nouvelle chanson, puis une autre, puis une autre, et là ils saluent le public, on comprend que c’est fini. C’est sous un tonnerre d’applaudissements et de cris que le groupe quitte la scène après presque ¾ d’heure de show.

Ce que je retiendrai et qui m’a le plus impressionnée c’est que chaque membre est multi-instrumentiste. Chacun d’eux a la capacité de jongler entre la basse, la guitare électrique, le synthé et les percussions, mais ils ont également chacun une voix assez incroyable. Franchement je tire ma révérence au groupe ; chapeau l’artiste – ou les artistes en l’occurrence – comme on dit !

WAVE MACHINESI Go I Go I Go

21h40. BRNS fait son entrée.
BRNS

BRNS, un nom à retenir.

Plébiscité par le public et la presse, BRNS retrouve le chemin des studios et signe un mini album. Intitulé ‘Wounded’, l’objet enferme 7 titres entièrement produits et arrangés par le groupe. Si le terme « indie » est aujourd’hui quelque peu souillé, on peut compter sur eux pour lui redonner tout son sens. Il a été distribué par PIAS dès fin août 2012, pour ce qui est de la France, le disque sort demain (le 20/04) en vinyle et le 22 avril en digital et CD chez Naive. Un petit conseil, courez vite vous le procurer, vous ne serez pas déçus !

Arrêt au Café de la Danse. La foule crie, hurle et applaudie dès leur arrivée ; on sentait que les fans étaient là. 21h41, les premières notes retentissent et dès la première minute les Bruxellois se plongent dans une transe musicale et nous font traverser les frontières pour rentrer dans leur univers. Le public est déjà conquis, ils n’ont même plus besoin de faire leurs preuves.

Je n’ai jamais vu aucun groupe donner autant d’énergie sur scène au point de nous faire ressentir ce qu’ils sont en train de ressentir, c’était magique. Pour vous dire à quel point, dès la fin de la première chanson, tous les membres du groupe sont déjà en nage. A chaque titre, le public applaudie, crie et en redemande encore et encore ; moi la première. Debout sur mon siège (à cause de ma petite taille et d’un gigantesque benêt devant moi), je tape des mains, remue la tête, puis petit à petit tout mon corps, si je n’étais pas un peu bancale sur le siège, j’aurai surement sauté partout ! C’est en tout cas l’envie qu’ils nous donnent. Tim (leader, chanteur et batteur du groupe) a le don de nous faire vibrer grâce à sa voix belle et à la fois puissante. Chaque chanson est bien rythmée et la set list s’enchaine sans accroc. Le début de chaque chanson est assez calme, mais comme on dit c’est le calme avant la tempête, car d’un coup Tim donne un grand coup sur la cymbale et là c’est parti, plus rien ne les arrête dans leur folie, et on a justement pas envie que ça se termine. Les mecs n’en finissent plus, des titres qui sont censés durer 3-4 min, ils les poussent jusqu’à presque 5 minutes ; ça va de plus en plus vite et dans le public tout le monde sautille, et bouge la tête de plus en plus vite jusqu’au coup final de la musique. Repos de 5 secondes, le temps pour le groupe de s’éponger le front qui n’en finit pas de dégouliner, et c’est reparti.
Tout d’un coup, ils se mettent, chacun à leur tour, à sortir un mélodica et à jouer ensemble, c’était assez inattendu mais on aime bien les petites surprises nous. Au bout de presque ¾ d’heure de scène, et un coup de tambour final, le groupe quitte la scène épuisé, trempé, mais avec un gros sourire au milieu de la figure. La foule crie, ça hurle, ça siffle, ça scande leur nom, ça tape des pieds jusqu’à ce que … ah on voit ré apparaitre sur scène une petite tête familière puis deux, puis trois, puis quatre ; le groupe s’est reformé ! A notre plus grand bonheur. Le chanteur nous dit que c’est leur deuxième rappel sur scène de toute leur vie, on est enchanté et ils le sont aussi. Une dernière chanson, ils allument le feu, comme dirait Johnny, encore une fois c’est la folie, même nous dans le public on a chaud, on transpire et on sourit, bêtement. A la fin de leur chanson ils nous remercient et quittent la scène, les lumières ne se rallument pas de suite, on a un espoir, on attend, on attend, on crie, et … non c’est bel et bien fini. Waouh, quelle claque je viens de me prendre dans la gueule ! Bravo à eux, il n’y a rien de plus à dire, et il me tarde qu’une seule chose c’est de les revoir sur scène le samedi aux Solidays.

BRNSMexico

Un grand merci à Melissa pour l’invitation.

 

Sophie.

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