Vendredi fou au Zénith de Strasbourg intronisant la capitale alsacienne au rang de « real hip hop shit place ». C’est contre les cieux et les éléments déchainés qu’ITMM et ses amis se sont rendu sur place pour la grand messe du hip hop.

Ne pouvant se rendre sur sa terre natale, notre rédac’ chef bel homme a dépêché ses deux meilleurs reporters a Strasbourg pour couvrir cette vingtième édition du festival Artefacts.  C’est donc après 11 heures de voiture, un arrêt déjeuner face à la chaîne des volcans d’Auvergne, une pause pipi à Sochaux que nous arrivons enfin dans la plaine d’Alsace.

On se gare devant la Solidarité rue du Travail, David, le 6ème laron, a fait la route depuis Amiens. En grand amateur de Hip Hop qu’il est, il ne pouvait pas rater une si belle occasion de faire le concert de sa vie avec les copains. Tyfanny et Yves (nos hôtes) nous accueillent à bras ouverts et nous ne sommes pas mécontents d’arriver tant la moiteur nous liquéfie. Qui a dit qu’il faisait tout le temps froid en Alsace ?

Après avoir avalé un burger et une Meteor à la Solidarité, nous nous dirigeons vers la Krutenau et son Fat Black Pussy Cat. Le Dj fait tourner du KRS plein gaz. Apparemment toute la ville de Strasbourg est à l’heure américaine. C’est bon pour nous.

Le lendemain, c’est le D-Day, on débarque en Tram au Zénith de Strasbourg après avoir passé l’après-midi à jouer à Street Fighter.

On arrive pendant le set de KRS-One qui chauffe un Zénith en train de se remplir. Enchaînant ses morceaux les plus classiques et les discours politiques le rappeur du Bronx électrise le public en ces temps de violences policières en France et aux USA. On commence lentement à prendre la mesure de ce qui nous attend pour cette soirée et ça fait toujours du bien de lever le poing sur le « Sound of da Police« .

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Mobb Deep enchaîne tout en force et maîtrise. Comme à leur habitude, leur set est chirurgical, âmes sensibles s’abstenir. La soirée commence à s’énerver, le Zénith est plein et le ton est donné, aucun des artistes que l’on a vu jusqu’à présent ne fait semblant.

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Vingt minutes avant le début du concert suivant on apprend sur les écrans géants que Method Man a raté son avion et qu’il ne seras pas présent. C’est donc légèrement inquiets qu’on se rapproche de la scène pour accueillir Redman. Inquiétude qui ne dure que quelques minutes puisque dès les premiers morceaux Redman nous montre qu’il a décidé de compenser largement l’absence de son compère. Une putain de bête de scène voilà ce qu’est Redman. Entre hommages à ses potes disparus et promesse de revenir avec la totalité du Wu Tang, Redman conquiert la salle sans trop de problèmes et se permet de finir tranquille aux platines pour nous présenter son prochain album.

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Ca y’est on est bouillants et c’est plutôt pas mal parce que c’est l’heure du gros morceau de la soirée, la tête d’affiche, ceux pour qui on a traversé la France en diagonale: Cypress Hill. Pas la peine de faire durer le suspense plus longtemps, c’est juste monstrueux. Que des classiques, de ceux qui nous ont marqué au fer rouge au point de venir à Strasbourg dix ans après. Autour de nous les copains sont en transe et l’ensemble du public est à fond, même Redman posté en bord de scène avec son blunt et sa bouteille d’eau passe une bonne moitié du set à danser.

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Il nous faut une bonne demi heure pour nous remettre de nos émotions, bordel ce concert était mythique. On monte se poser dans les tribunes pour le dernier set de cette folle journée, la légende Dj Shadow. La tension redescend peu a peu avec le son mélancolique de l’américain. C’est déjà la fin de soirée, l’heure pour nous de regagner le centre ville, non sans se ramasser l’orage du siècle sur la tronche. On finit trempés mais heureux, à l’année prochaine Strasbourg.

 

 

 


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