Deux figures montantes de la musique électronique française … s’il fallait en choisir un, qui de Gabriel Legeleux et Théo Le Vigoureux resterait ?

Petit clash virtuel entre deux compères caennais complètement surdoués.

 

 

La Production

 

Superpoze, autoproduit sur le label Combien Mille Record, a sorti jusque là 2 albums (Lost Cosmonaut en 2010, Opening en 2015), 3 EP (From the Cold en 2012, Kitsuné- Pavane et Jaguar en 2013) et une collaboration avec Stwo.

Si les premiers morceaux issus de From the Cold ou même du premier album Lost Cosmonaut (tombé dans l’oubli et non revendiqué dans la discographie présentée sur son site internet) donnent envie de hocher la tête (comme sur l’excellentissime « Monsta Mash »), Superpoze a clairement pris le parti d’explorer la partie ambient dans ses dernières créations. Ses compositions, douces, froides, s’inspirent énormément de la nature. Pour s’en convaincre, il suffit de recenser quelques titres :  « Overseas »,  « Ten lakes », « Jaguar », « The Iceland Sound » ou de simplement tendre l’oreille … Le son de ce surdoué de 22 balais est maîtrisé, technique même s’il invite à la rêverie mélancolique.

Fakear, 23 ans seulement, produit chez Nowadays Records (qui suit également La Fine Équipe ou Hoosky) a à son actif 8 mini albums (en comptant ses EP de « jeunesse ») dont Morning in Japan et Dark Lands qui l’ont fait connaître auprès du grand public en 2013. Après son EP Sauvage, en 2014, il opère un léger virage dans cette production jusque là plutôt hétérogène avec l’EP Asakusa de 2015 dont est tiré le surprenant « Skyline ». À l’inverse de Superpoze, dont le son semble s’adoucir, s’assagir pour une écoute plus «intime », Fakear prend le partie de créer un son que l’on pourrait juger plus « mainstream » ou en tout cas teinté de sonorités «dancefloor» et agrémenté de voix féminines (Deva Premal, O’Kobbo, …). Si l’on retrouve une même ode à la nature que chez Superpoze, ses influences sont plus géographiques et ethnologiques … On retrouve dans sa discographie, un véritable hommage au Japon ou au Moyen-Orient.

Avantage : Superpoze (pour la prise de risques).

 

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Les Pochettes 

 

Pour deux de ses EP, Superpoze est discrètement mis en scène dans les crayonnés lumineux de l’illustratrice Elsa Mahe. Pour son album, l’artiste passe au portrait photographique, figé dans l’éternel comme une statue de bronze.

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Fakear quant à lui fait appel à la photographie : paysages d’Islande, forêts, immortalisés par Alice Dieudonné … Le tout surmonté d’un très beau logo à son nom.

 

Avantage : Fakear (pour le logo).

 

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Dernier Clip 

 

Superpoze nous livre enfin son premier clip pour le titre  « Overseas ». Ce petit bijou réalisé par François Larpin est à la fois hypnotique et poignant. Le contraste frappant des lignes blanches dévorées à toute allure, que l’on snifferait comme un rail de coke, et de la musique souligne la mélancolie absolue de ce titre.

 

Fakear a sorti il y a quelques mois de ça, le clip de « Skyline », réalisé par l’irlandais Jamie Delaney. On y suit de beaux adolescents qui font la fête, se cherchent, se perdent, se désillusionnent … pas vraiment convaincant.

 

Avantage : Superpoze (pour son clip qui est un véritable bijou de court-métrage.)

 

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Le Meilleur Titre

 

En toute subjectivité, pour Superpoze, c’est l’EP From the Cold qui mériterait d’être gratifié dans son entité mais s’il ne fallait choisir qu’un titre, (ré)écoutez donc « The Fall » :

Si Fakear a remixé un titre de Superpoze (Pavane), son meilleur titre pourrait être, quant à lui, « Dark Lands Song », purement jouissif !

Avantage : Fakear (pour l’effet sur l’épiderme).

 

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En Live

 

Lors de la présentation de l’EP From the Cold en première partie de la tournée de Deluxe en 2013 au Bikini, Superpoze a réalisé un set d’une énergie monstrueuse, hautement convaincant. La tournée de son album, a quelque peu inquiété l’artiste, et pour cause l’accueil est un peu plus mitigé pour ce son plus lisse, plus homogène, jugé trop «mou» par certains de ses aficionados.

Aperçu sur beaucoup de festivals, dont le celui des Curiosités ou encore à Marsatac en 2014, Fakear est touchant de générosité. Malgré sa pointe de timidité, comme s’il n’en revenait pas de son succès, il délivre des prestations absolument maîtrisées et bourrées d’énergie.

Avantage : Fakear (car on a pas fini d’entendre parler de ses prestations scéniques).

 

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Renommée sur les réseaux sociaux

 

Ça c’est LE constat qui ne sert pas à grand chose si ce n’est à mesurer la popularité des deux caennais.

Superpoze :

Facebook – 24 713. Twitter -4125

Fakear :

Facebook -78 354. Twitter – 8469

Avantage : Fakear.

 

 

And the winner is …. Fakear !

Quoi ? Moi ?!

Quoi ? Moi ?!

 

 

Plus d’écoute juste là.

Et là aussi

 

Par Noémie

 

 

 

 

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