ITMM était présent à Belfort cette année, encore une fois. Et le moins que l’on puisse dire c’est que pour cette 25ème édition il y en avait pour tous les goûts, un peu comme d’habitude en fait. Retrouvez tout de suite les récompenses décernées par les rédacteurs présents sur place.

woodkid

– Ceux qu’on est super contents d’avoir vu pour la première fois

 – Woodkid

– Gesaffelstein

– Phoenix

– Alt-J

– Blur

Différents contextes, différents styles, différents horaires, entre autres. Il est donc plutôt difficile de ressortir un seul et unique concert. Alt-J aura été pour nous le premier du week-end, conférant ainsi à la puissance de base une aura supplémentaire. Cependant, si c’est de la puissance que l’on recherche, on peut très aisément aller voir du côté de Woodkid, un véritable exemple à ce niveau là. Sans doûte l’exemple ultime même. En dehors de certaines soirée electro il m’était rarement arrivé d’être aussi violemment pris aux tripes. Entre balades mélodieuses et hymnes survoltés on peut vraiment dire que Woodkid « c’est la techno dans la cathédrale »…

Et enfin, Gesaffelstein… Une claque, une énorme claque. Des morceaux taillés pour le live, pour le gros son. Adepte de ce genre depuis de longues années, Gesaffelstein m’a totalement scotché, nous a totalement scotchés. Une violence inouïe et un putain de dj dont on a pas fini d’entendre parler.

gesaffelstein

 

Ceux qui se prennent pas pour de la merde

 – Asap Rocky

– The Bloody Beetroots

– Kavinsky

– The Vaccines

– Gesaffelstein

Beaucoup de musique électronique dans cette catégorie. Pas forcément le fruit du hasard. C’est The Bloody Beetroots qui remporte la timbale (talonnés de près par Asap Rocky qui a passé tout son live à taxer de la weed au public) avec un concert plus que décevant. Non, votre boulot n’est pas de chanter du rock de merde pour ados. Enfin si, ça pourrait l’être si vous n’étiez pas programmés à de 2h du mat’, après Gesaffelstein.

 

phoenix

 

 – Ceux qu’on aurait aimé voir (ou au moins un peu plus longtemps) mais avec un tel emploi du temps ben c’était compliqué

 – Black Rebel Motorcycle Club

– Phoenix

– Asaf Avidan

Phoenix remporte ce prix haut la main, mais alors très haut. Un groupe que l’on aime profondément mais dont on attendait pas forcément grand chose en live. La demi-heure que l’on avait prévu de passer devant leur scène (la grande bien entendu) s’est transformée en heure. Bluffant, vraiment. Propre, aussi. Bien entendu, toutes les chansons jouées étaient des tubes, executés à la perfection. Le pire étant que l’on n’est pas restés jusqu’au bout afin de voir une bonne partie du set de Kavinsky…monumentale erreur.

 

 

Les mecs qui ont pris des rides mais ça va, c’est cool

 – Jamiroquai

– Cassius

– Blur

– Billy Corgan (The Smashing Pumpkins)

Voir Jamiroquai, Cassius, The Smashing Pumpkins et Blur en 2013 c’est une avalanche de sentiments étranges, contradictoires, nostalgiques et surtout… »collégiens ».

Ces mecs-là ont fait mon collège, ont été partie prenante de ma vie d’ado. Dans le mesure où ils ne se démontent pas en live, ont toujours la pêche, le talent et semblent contents d’être là on ne va pas se plaindre. La mention spéciale revient à Blur dans la mesure où ces derniers ont presque fait chialer toutes les personnes de plus de 25 ans présentes dans la foule. Des morceaux cultes, Damon Albarn au top et des grands enfants qui redeviennent des fanboys pour 1h30…             Un beau moment, un grand concert.

blur belfort

 

Ceux qu’on aurait pas du aller voir

– The Bloody Beetroots

– Kavinsky

Passons sur The Bloody Beetroots que l’on était presque obligés d’aller voir, chauffés par Gesaffelstein juste avant et en « compétition » avec Archive.

Kavinsky est sans conteste le lauréat de cette catégorie. Un Dj set très moyen qui a beaucoup souffert de la comparaison (certes, très personnelle) avec son live d’il y a quelques mois à Toulouse. En effet, lors de cette précédente prestation, le « Dead Cruiser » nous avait foutu sur le cul. Là, par contre…ça a été très mou. Mais pas « mou planant », juste mou chiant.

 

 

Ils sont arrivés à la bourre, ils s’en branlent

The Vaccines.

Oui, les seuls à arriver avec trois-quarts d’heure de retard et à s’en foutre royalement. Alors c’était peut-être pas de leur faute, peut-être n’ont ils pas voulu enfoncer les vrais responsables mais quand même… Un simple « sorry » et un riff enchainé directement ça n’est définitivement pas suffisant.

 

 

joey-badass

   – Les concerts où l’on voulait juste faire un tour vite fait et puis en fait, non

– Phoenix

– Joey Badass

– Wax Tailor

– The Smashing Pumpkins

– Jackson and his Computer Band

Joey  Badass, le gagnant de cette catégorie très prestigieuse (ben oui, c’est uniquement basé sur le live en question dont on attendait pas nécessairement énormement) était pour nous un illustre inconnu avant ce soir du 4 Juillet. Un charisme dégoulinant, une présence scénique folle et un flow de malade. Du putain de hip-hop, pour un putain de live. Sans compter la connexion avec le public. Un truc que lui et ses potes ont créé avec pas grand chose. Enfin si, avec du talent.

 

   – Ceux qu’on a bien fait de pas aller voir

 – M

– Lou Doillon

– Two Door Cinema Club

– Keny Arkana

– Neurosis

Alors oui, pour cette catégorie c’est facile et gratuit. Facile parce qu’ils ont tous gagné ce « prix » et gratuit parce que de toutes façons nous n’avons jamais compté aller les voir, jamais…Et nous n’y sommes pas allé. Mission Accomplie.

 

 

   – Celui qui branle jamais rien mais que tout le monde continue à aller voir

Busy P.

Busy P (Pedro Winter) méritait bien une catégorie juste pour lui. Le mec est dans ses chaussons à Belfort. Il a même une plage à son nom, le temps d’une soirée, histoire de placer ses potes. Non, c’est plus le Dj qui est discutable dans la mesure où sa discographie personnelle est quasi-inexistante mais que le public continue d’affluer. Pas mal de kids, fans du bonhomme forcément mais un pseudo live décevant. Enfin non, pas décevant. Chacun sait que le mec sait passer des disques. Comme chacun sait que presque tout le monde saurait passer des disques. Avec moins de classe, ça va sans dire.

 

disclosure

 

 

   – Les mecs dont on va attendre encore plus maintenant qu’on sait de quoi ils sont capables

 – Woodkid

– Gesaffelstein

– Disclosure

Les jumeaux londoniens de Disclosure ont 18 ans. Et ouais motherfuckers! Cela ne les empêche pas de gérer leur live comme des anciens de la scène techno. Un vrai don pour la musique, une oreille forcément affutée (nécessaire pour créer de vrais bons morceaux dans la musique électronique) et des tubes potentiels ou avérés. Le public était jeune, bien entendu, vos rédacteurs étaient fatigués (dimanche soir oblige) mais le son était là. Si relachement il n’y a pas on les retrouvera très haut, vraiment très très haut.

 

 

   – Ceux qui auraient du venir

– The Strokes

– Daft Punk

– Paul Kalkbrenner

Oui, il s’agit là d’une catégorie totalement subjective (en même temps, les autres catégories…). Les artistes nommés avaient bien un album à vendre, des dates en France ces derniers temps…Alors pourquoi ne pas nous faire le plaisir de venir à Belfort la seule fois de l’année où l’on y est?

L’égoïsme sans doûte…

 

Arnaud M.

 

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