Dupontel 9mois ferme

Alors, vous commencez à vous organiser pour les festis cet été ? Ben nous aussi et comme on est même super en avance sur notre temps à ITMM, hier soir on était à la « MasterClass » de Mr Dupontel, normalement futur président du Festival International du Film Grolandais de Toulouse en septemb’.

Et évidemment on a eu droit à quelques surprises…

La première c’est le texto que nous lit le présentateur à l’heure fatidique «  Je suis venu en train, je n’aurais pas dû… ». Comprenez que le Mr est donc bloqué dans les transports et qu’il arrive par la suite.

Ben merde, comment on fait une conférence si le protagoniste est absent ?

Tout simplement en nous dévoilant la seconde surprise et l’une des vraies raisons de sa présence : l’avant-avant-avant première de son prochain film : 9 mois ferme. Et le privilège n’est pas des moindres, car il ne s’agit pas ici du film mais d’une « copie de travail » donc non finalisée…

Alors on ouvre grand les yeux et on assiste attentivement à ce qu’il se passe pour arriver à la conclusion suivante : Albert Dupontel revient  avec un putain de très bon film.

Le film commence doucement, bonnes répliques, bon visuel, le son déconne un poil pour moi mais quand on fait l’effort de présenter une copie du genre, ce n’est pas le genre de détails très important.

Je m’inquiétais quand même un peu, la peur de retomber sur un film du type « Le Vilain », c’est-à-dire drôle, avec sa pate, mais sans la magie sociétale d’une Bernie ou Enfermés Dehors.

Mais petit à petit, on se laisse porter par le film pour découvrir qu’à la manière d’un artichaut (on a les métaphores qu’on peut hein…) il se révèle plus savoureux et plus profond à chaque couche. Sandrine Kimberlain (Dieu que cette femme est belle) est parfaite en magistrate, et Dupontel campe un marginal avec ce qu’il faut de folie et de justesse. Le film, dont je ne ferais pas le synopsis,  regorge de pépites magnifiques et de mots cachés (« manifestation des malades d’Alzheimer, 900 disparus ».) Bref, on se marre tout le long, en grinçant un peu des dents et en réfléchissant. Un vrai bon film de Dupontel quoi.

La lumière se rallume et on attend tous pour le féliciter sauf que…

Sauf qu’un bug à la fin du film (coupure d’image pdt 2/3mn…) a légèrement énervé le Monsieur qui du coup est parti faire un tour en ville se calmer les nerfs…

On croit à une blague Grolandaise, on ne veut pas partir, mais au bout de quelques minutes, on se rend compte que tout ça n’à rien d’une farce. Du coup on sort, quand même déçus parce qu’à la base tout le monde est là pour le voir à lui, quand même heureux parce que le film était génial.

Au final je ne compte pas refaire le débat philosophique du décalage entre un artiste et son œuvre, on peut aussi imaginer une simple suite de mauvaises circonstances et le fait d’être viscéralement anxieux et attaché à un bébé que l’on porte depuis des mois.

Personnellement, je passe l’éponge sur l’incident, sauvé à mes yeux de groupie par le simple fait d’avoir imaginé un film aussi grand que Bernie et de revenir en force avec ce film.

On sera quand même attentif en Septemb’ devant sa présidence de jury pour définir au final si ce n’étais qu’un simple couac ou une vrai tête de mule…

L’aveugle.


Laisser un commentaire