Venus dès l’ouverture, ce qui n’est pas mince affaire pour motiver tout le monde, spécialement pour ne pas manquer le toulousain MONTY de Vandal Records en before de Dillinja. Le set est cool, quoi que ce n’est peut-être pas le terme adéquat, vue la manière dont les sons frappent déjà bien de façon énervée. Et si ça commence à découper à minuit, il semble difficile de tenir toute la nuit avec ce qui est annoncé. Mais la motivation est très forte avec un tel line-up.

MONTY, n’est clairement pas venu pour blaguer, la barre est haute. On sent du Ed Rush fraîchement venu pour la soirée anniversaire Dirty et cette belle bulle ils l’ont fêté dignement, c’était magique. Un petit rappel du programme pour la Dirty is 10′ : Dbridge, Dub Phisix, Icicle & Ed Rush,  rien que ça !! L’influence de DILLINJA se fait ressentir également ici, avec un set plus dur, plus grime et ce déjà 30 min avant la passation de pouvoir. D’ailleurs, on félicite toute l’équipe qui retourne cette année à Outlook, donc vous savez ce qu’il vous reste à faire, économiser un peu et un gros entraînement physique pour se mettre en condition.

/// STAAAAND CLEAR 

La nostalgie opère dès le début avec un Original Nutta qui ravit les plus vieux. Le dancefloor est bouillant, on opère comme une milice de junglist du DNBrexit en rythme pour tout découper sur nos pas syncopés. Et là c’est fat, bref Dillinja nous sort le revival, que des dubplates de vieux tracks mortels de l’époque d’anthologie, tout ce qu’il sait faire de mieux.  Alors certes, au début je m’attendais à du très lourd en vue de cette soirée. Il y a des semaines que l’on attendait cette date événement. Mais c’était encore mieux qu’escompté, du old-school de l’an 2000 super vener, du tuff, du hard, du dark, du grimey, du twist et encore pire, de la vraie jungle qui te soulève tellement les pieds que tu te sens léger, très léger.

Et on n’a pas touché le sol pendant un moment.

« … c’est ça qu’ils appellent la Drogue & Bass ? »

(véridique – entendu par un couple de quarantenaires l’an dernier)
Alors ceci est un remix mais qui permet de comprendre la touche bien prononcée du King, et accentue le contraste entre le côté doux et super bourrin. Ça décolle à « fuckin’ remix, go! »..(d’ailleurs il n’y a que 2 vues, donc c’est une chance de le trouver ici). —->La version originale est là pour voir la grosse différence.

Mais Dillinja bon dieu, nous éclate, ça boulègue dur et je ne connais pas l’origine de son nom mais ma définition oscille entre une contraction du célèbre braqueur de banques de Chicago et Dieu de la musique aux origines jamaïcaines, et je vous garantie qu’il porte bien son nom de Dieu. Miladiou ! Et ce n’est pas terminé car on monte par paliers. Si MONTY a commencé fort, DILLINJA surenchérit et prépare la place au grand maître tant attendu. ANDY C lui aussi nous régale avec un set Back to basics, comprendre retours aux sources et influences, dont lui seul a le secret et nous prouve bien pourquoi c’est le plus célèbre DJ DNB. Le pire reste à venir. AUDIO vient pour clôturer et martyrise encore plus nos tympans et nos souliers.

On piétine, on trépigne mais c’est surtout un tsunami de Bass sur lequel on essaie de surfer. Le public est chaud car ça danse encore plus que sur DILLINJA après des sets très lourds, qui prennent encore plus de poids qu’un gars obèse (quel rime de bâtard). Avoues que tu kiffes ? Mais quel plaisir d’apprécier le Dancefloor, un bar vide où on ne fait pas la queue. Nous sommes comme à la maison avec un gros Sound System en plus.

Pour tout vous dire, même si j’ai perdu de l’espérance de vie, j’y ai retrouvé une belle ambiance, une belle communauté fair play de junglists avec 2 pionniers de la DNB ayant plus de 25 ans de carrière. Alors on ne parle pas que du côté prolifique mais bien de la qualité de leur oeuvre, une signature bien marquée et intemporelle.

Du plaisir pour les oreilles. EARGASM

DILLINJA & ANDY C resteront MEMORABLES

Merci à The Quiet Office pour l’avoir rendu réel ce beau poisson d’avril annoncé.

Merci à Rabbitkillerz pour le V-jing.

Propos recueillis par Nelson.

Crédits photos :  FO’TOM pour The Quiet Office.

Les photos utilisées sont réalisées par FO’TOM et ne sauraient être utilisées sans son autorisation préalable.

 

NDLR : Alors certes pour l’écoute chez vous, on conseille un Sound System du type Valve de ce genre. Donc ne vous étonnez pas si ça sonne moins, il fallait venir au Bikini.

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