Le chorégraphe Christian Rizzo a présenté sa pièce, D’après une histoire vraie – créée au dernier festival d’Avignon – au TNT les 11 et 12 février. Ceci intervient dans le cadre du festival C.D.C. (C’est de la Danse Contemporaine) organisé par le C.D.C. (Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse) qui s’achève ce soir. ITMM y était.

Rizzo

Il faut bien l’avouer, ayant déjà « subi » une de ses créations, je m’étais considérée comme vaccinée ; B.C, janvier 1545, Fontainebleau, vus il y a quelques années, avait été qualifiée par des critiques, comme suivant la mouvance de la « non-danse » : on a bien un chorégraphe, des danseurs et/ou danseuses, mais une chorégraphie des plus minimalistes, si nous admettons, bien entendu, qu’un pas, à comprendre littéralement, s’apparente à de la danse et qu’il faut attendre plusieurs minutes pour avoir droit à un deuxième, troisième… mouvement, ou pas. Bref ce fut long, très long.

En voyant C. Rizzo à l’affiche, il était, au départ, totalement exclu de retourner s’endormir dans une salle de spectacle. Et puis, bon, une pièce d’1h10, c’est pas très long ; et puis, bon, un chorégraphe ne peut pas être au « top » tout le temps ; et puis , bon, à ITMM l’amour du risque ne nous quitte jamais… Allez, on ose !

J’y vais avec la ferme intention de poser un regard neuf, pas d’idées préétablies, pas de préjugés.

D’après une histoire vraie, est basée sur l’émotion profonde, ressentie par le chorégraphe quand il a été témoin d’une démonstration de danse folklorique, en Turquie. Dans sa composition, il s’inspire des pratiques folkloriques, qu’il étend à la Méditerranée et, plus particulièrement aux danses de groupes masculines.

La pièce se compose de huit danseurs et deux musiciens. L’espace scénique est bien défini, un espace « en jeux », un sol blanc, centré, avec une estrade isolée où sont installées deux batteries. Tout autour, le sol est noir, c’est le « hors-jeux ».

Dans les premières minutes, les danseurs se déplace assez lentement, évoluent beaucoup au sol, la musique (en live) reste minimaliste. Je me surprends à penser : « Rizzo va-t-il nous montrer comment construire une chorégraphie d’1h10 avec la même variation, et, sans rythme.. ? » (Mais ! On avait dit « pas de préjugés » !!), mille excuses, je censure ma pensée.

Et puis, enfin, ça démarre. La musique soutient la danse, la danse a du rythme et la salle est conquise (moi aussi).

Dans un grand théâtre, nous étions tout à fait en droit de nous attendre à entendre, à la sortie de la salle : « fabuleuse pièce, profonde, j’y ai vu beaucoup de références à ce brillant philosophe… ».

Et bien non ! Entendu à la sortie : « Génial ! », « Ca donne vraiment envie de danser ! », « C’était beau ! », « Ca donne la pêche ! ». Un beau moment passé, laisse place à des mots simples.

Petite vidéo pour vous faire partager un bout de ce moment.

Par Justine

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