Créée en 1984 et première chaîne cryptée française (et donc non accessible à tous), Canal+, Canal pour les intimes, a toujours eu une place à part dans le paysage audiovisuel hexagonal. Jusqu’à maintenant.

L’une des choses les plus importantes quand on veut créer de toutes pièces une nouvelle chaine, c’est de se trouver un style, une identité. Et qui mieux que Canal, en France, a su le faire ? Du cinéma, de l’humour, du sport, des séries originales : la chaine représente ce qui se fait de mieux dans le genre généraliste dans l’hexagone. En point d’orgue de cette stratégie, l’« esprit Canal » : une touche, une patte identifiable quasiment instantanément, un mix entre humour décalé à l’anglaise et gros rire gras américain.

Ses représentants sont légions depuis presque 30 ans, on citera (en vrac) Les Nuls, Les Guignols, Chris Esquerre, Le Groland, De Caunes, etc… Mais depuis quelques années, on  a l’impression de perdre ce côté fun qu’avait la chaîne  qui dérive de plus en plus dans le parisianisme forcené, comme en témoigne récemment l’élévation de l’antéchrist télévisuel Daphné Bürki au rang de co-présentatrice de l’émission phare du groupe, le Grand Journal.

Jusqu’à la rentrée de septembre, je dois reconnaître que je n’avais rien de spécial contre la godiche susnommée, je la considérais comme un mal nécessaire, une sorte de pendant féminin à ce baltringue d’Ariel Wizman, un tribut au Marais parisien.

Mais là, c’en est trop. On sait bien que le grand Michel n’est pas éternel, mais de là à tenter de le remplacer subrepticement par cette antithèse totale de journalisme, faut pas déconner.

Regardons là attentivement. Je sais c’est dur, mais allons-y.

Ses interventions, en plus d’une nullité certaine et d’un intérêt discutable, sont affligeantes d’un point de vue humoristique. Je ne dis pas, elle a sûrement quelques éclairs d’humour, après tout Jean Pierre Pernault doit aussi en avoir en privé, mais même dans ces rares cas-là, on peut voir dans le vide intersidéral qui lui sert de regard qu’elle ne l’a pas fait exprès.

Son regard, tiens, parlons-en. A-t-on déjà vu regard plus bovin que celui de cette brave Daphné quand on parle d’autre chose que d’un flash mob place de l’Etoile ou du dernier défilé de Galliano au Grand palais ?

Quelle mouche piqua donc Ronan Autret, le directeur des programmes de flux de canal lorsqu’il eut l’idée stupide de rappeler la grande dinde de son exil mérité sur France 5. Plusieurs rumeurs circulent, on parle de chantage à base de putes ukrainiennes et de vidéos prisent au portable dans une back room, ou encore d’un pari un soir de cuite avec Cyril Linette (ce qui expliquerait également la présence de Jean Michel Larqué sur la chaine cryptée).

Quoi qu’il en soit, nous voilà maintenant obligés de nous taper la Daphné (quel prénom ridicule, au demeurant) tous les soirs, de supporter son insignifiance et, pire, sa suffisance.

Ne vous méprenez pas, je suis certain que c’est une fille très bien à la ville, probablement une bonne copine, et une mère admirable, mais pourquoi ne reste elle pas sur Colette tv avec les connards et les connasses de son espèce ? Quitte à faire partager ses gouts de chiottes, autant que ce soit sur une chaine confidentielle pour bobos parisiens !

Pour résumer, j’estime qu’il est urgent de virer cette grognasse, sous peine de fin du monde. Si, si.

(A lire dans sa tête avec la voix de Fréderic Mitterrand)

« En 2012, un triste jour de décembre, Dieu décida de donner raison aux prédictions Maya et déclencha à nouveau la fin du monde. C’est en zappant nonchalamment sur son écran plat paradisiaque qu’il surprit Daphné Bürki interrogeant Stephen Hawkins sur ses goûts vestimentaires et prit la terrible décision de mettre un terme à l’expérience dite Terre 1.0, décision qu’il ne devait jamais regretter. Cette fois ci, nulle arche pour sauver une humanité déclinante, condamnée par la folie des hommes et la coprésentatrice du Grand Journal. »

Daphné Bürki must die.

Matt H

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