AC DC

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Sorti le 28 novembre, le dernier album d’AC/DC fait couler beaucoup d’encre et pas uniquement concernant la qualité de ce Rock or bust mais surtout à propos de l’actualité des membres du groupe. Entre démence et démêlés judiciaires la tournée prévue par les australiens s’annonce compromise.

Un accouchement dans la douleur, c’est ainsi qu’on peut qualifier la sortie du nouvel album d’un des groupes fondateurs du hard rock : AC/DC. Rock or Bust  est disponible depuis lundi mais au-delà de l’attente des fans ce sont surtout les faits divers concernant le groupe qui créent l’engouement autour de l’évènement : le quatuor avait déjà annoncé en début d’année que son guitariste rythmique et membre fondateur Malcolm Young ne pourrait plus assurer sa place au sein du quatuor pour cause de démence. Quelques semaines avant la sortie de l’album, alors que le titre Playball  sortait en preview, la presse Néo-Zélandaise relayait les frasques du batteur Phil Rudd, accusé de détention de drogue et d’avoir engagé un tueur à gage. Ce dernier chef d’accusation a été retiré faute de preuves. Si on résume tout ça, on se retrouve avec un groupe amputé de deux de ses membres emblématiques, l’un remplacé par son neveu, l’autre par un illustre inconnu et boycotté par le reste du groupe.

Si on revient un peu plus tôt dans l’histoire d’AC/DC on se rend compte que Phil Rudd c’est un peu le vilain petit canard du groupe : en 1983 il part après s’être battu avec Malcolm Young puis revient en 1994. Entre-temps AC/DC a enregistré le mythique Live At Doninghton, un album qui ferme l’une des plus belles pages de l’histoire du groupe. Le problème c’est que pour la plupart des fans et des experts, AC/DC sans sa base rythmique ce n’est plus vraiment AC/DC : Phil Rudd, Malcolm Young et Cliff Williams (ne l’oublions pas) c’est l’essence même du son lourd et gras qui a fait d’AC/DC le pionnier du hard rock qu’il est aujourd’hui. Alors ça n’est pas pour blâmer le petit Stevie (56 ans quand même) qui remplace tonton Malcolm à la guitare rythmique, mais ça fait un peu Indochine cette histoire de remplacer un à un les membres du groupe qui gravitent autour de sa star : Angus. Pourtant, les remplacements inopinés réussissent plutôt bien : en 1980 Bon Scott, alors chanteur et figure de proue du groupe, décède – un peu connement il faut l’avouer – et laisse les quatre Australo-Ecossais sur le carreau, quelques mois après, sur les conseils du défunt, ils engagent Brian Johnson et hop ! Ils sortent le deuxième album le plus vendu de tous le temps.

Bon, dans le son ça ressemble vaguement à un retour vers le son plus moderne qu’on avait pu entendre sur Stiff Upper Lip, exit les tentatives plus mainstream du précédent Black ice. En tout cas, même si ses membres actuels ne semblent pas prêts à ranger les amplis au garage et prendre une retraite bien méritée, tout ce qui se passe autour d’eux n’augure pas forcément d’un avenir radieux, serait-ce bientôt la fin de 40 ans de bières, de meufs à poil et de costumes d’écoliers ?  C’était un sigle d’aspirateur, c’était des marcels et des cheveux longs, c’était une histoire de famille, c’était le nouvel album d’AC/DC

Par Léo

AC DC – Playball

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