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Le Bikini et Inthemorningmag c’est une longue histoire. Le Bikini c’est tout simplement l’un des endroits où les rédacteurs du webzine (et plus particulièrement son rédacteur en chef) ont passé le plus de temps entre 1h et 6h du matin ces dernières années. Des concerts dits « classiques » aux soirées Dirty Dancin’ en passant par des nuits d’hommages à de grandes personnalités de la musique (les fameuses « I Love… »), aux Cabaret Freaks ou aux fameuses Curiosités du Bikini, il y en a eu pour tous les goûts dans cette salle mythique de Toulouse depuis 10 ans.

Ce soir c’est à la dernière Code de la saison que nous nous rendons.

Skism, Cookie Monsta, Megalodon, The Unik, Scarfinger… Ah oui, ce soir c’est très bass et plus particulièrement dubstep au cas où vous vous seriez posé la question. La dubstep au Bikini (comme tout type de musique nécessitant des basses au final) c’est un classique, une expérience qu’il faut tenter au moins une fois si on en a l’occasion. Skism (comme Scarfinger et Pwik Masta évidemment, on est toulousain ou on ne l’est pas) est le seul artiste à l’affiche qu’ITMM ait déjà eu l’occasion de voir en live mais c’est toujours un plaisir de le retrouver. Quant aux autres dj programmés il s’agira de découvertes et c’est avec une belle impatience que nous les attendons.

Soyons honnêtes d’entrée, ne tournons pas autour du pot, Pwik Masta était programmé trop tôt pour le rythme qui est le nôtre (ou peut-être étions-nous prêts trop tard pour l’heure à laquelle il était programmé, c’est une possibilité tout à fait envisageable…), par conséquent il nous sera impossible de le « juger » sur cette soirée mais l’ayant déjà vu en live et ayant entendu des échos positifs quant à sa performance du jour on ne doute pas que le set valait le coup d’oeil.

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Les soirées Code, si elles proposent toujours ce fameux son bien puissant sont également accompagnées d’un mapping (visuel) qui l’est toujours tout autant. Mapping mettant en scène une sorte d’animal-totem qui change de couleur et qui, le « Vjing » aidant, donne parfois l’impression de bouger, de nous observer. C’est ce parfait alliage entre le son et l’image qui rend ces soirées si particulières. On peut bien évidemment ne pas aimer la dubstep mais il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître la parfaite harmonie qui se dégage de ce ballet mêlant les différents arts en question.

L’arrivée de la team ITMM se fait donc sur un son de The Unik, de loin l’artiste programmé dont je connais le moins l’oeuvre. Une belle surprise, une belle claque comme pour nous souhaiter la bienvenue avec la manière. The Unik nous ouvre ses bras, ses platines et les portes du Bikini pour une soirée qui s’annonce sous les meilleurs auspices.

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Passons au « papa » de la soirée. Sans doute le plus populaire des mecs programmés ce soir, Skism. Déjà vu lors d’une soirée Midnight in Toulouse il y a quelques années à l’Inox, il avait retourné le cerveau de votre serviteur avec la qualité et la violence de son live. On connait ses EP, ses mixtapes et son travail  de manière générale mais une piqûre de rappel un samedi matin aux alentours de 2h est toujours bonne à prendre, surtout au Bikini. L’heure qui suivra nous amènera vers ce qui se fait de mieux en matière de dubstep avec quelques passages (désormais visiblement obligés) par des moment bien trap. Il est cependant notable que les « instants trap » de Skism sont gérés à la perfection et s’insèrent tout naturellement dans le reste de son passage. On en prend plein la gueule comme prévu et les drops sont envoyés et tenus de la meilleure des manières qui soit. On en attendait pas moins, on en aurait bien pris un peu plus mais on se contentera de ce moment pour le moins réussi en attendant que Cookie Monsta apparaisse.

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Car s’il y a bien un aspect particulièrement plaisant à cette soirée (et à la plupart des soirées Code d’ailleurs) c’est le fait qu’à un artiste ayant parfaitement réussi son passage en succède un autre tout aussi attendu et qui demeure inédit pour nos oreilles. Il est évidemment ici question de Cookie Monsta. Pour lui comme pour Skism un constat s’impose : on connait assez bien son son via ses différentes productions pour être en droit d’attendre un live de qualité. On ne demande même pas une quelconque originalité ou des nouveautés mais simplement d’entendre en direct et accompagné d’un visuel fou, les sons qu’on lui connait et qu’on apprécie depuis maintenant un bon moment. Spoiler Alert ! Aucune déception n’aura été à signaler sur l’heure qu’aura duré son passage, bien au contraire. On assiste en sa présence sur scène à un véritable récital. Tout le public semble d’accord (ou du moins les personnes rencontrées avec qui j’ai pu discuter des performances des différents dj au cours de la soirée). Ce soir c’est lui la star. Encore une fois et au risque de se répéter, l’ensemble est lourd, gras et sans concession. On est pour le moment terriblement satisfaits d’être présents à cette soirée et on ne voit aucune raison que cela change avant notre départ.

Il est par ailleurs temps de faire une pause car oui, « danser », bouger comme nous l’avons fait pendant plus de 2h a un prix qui s’appelle courbatures et souffle court (la vieillesse est un naufrage, je n’ai de cesse de le répéter). Quoi de mieux pour se remettre d’aplomb que d’aller fumer et boire? Je pose vraiment la question car il s’agit de la seule solution que nous ayons trouvé pour le moment. C’est par conséquent Megalodon qui fera les frais de notre « break » que l’on trouve pour le moins mérité à la réflexion. Enfin, ça ne sera pas tout son set que l’on va rater mais une bonne grosse moitié, voire plus. On entend ça et là que c’était un peu mou et que l’on a pas raté grand chose mais comment se fier à l’avis de gens qui, comme nous, ont pris autant de lourdeur dans les oreilles lors des heures qui viennent de passer? On assiste à la fin de Megalodon et, sans aller jusqu’à dire que c’était reposant, force est de constater que certaines nappes ont le mérite de se poser et de changer de ce que l’on a pu entendre jusqu’à présent, ce qui ne fait pas de mal. On apprécie d’autant plus ce léger « repos » couplé à notre pause sur la terrasse du Bikini que c’est Scarfinger qui nous attend désormais, accompagné de sa MPC et de son set « bass ».

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De Scarfinger on espérait une clôture de soirée pleine de puissance et de morceaux assez connus. Une sorte de « medley de la dubstep », des choix effectués parmi les meilleurs, parmi les classiques. Comme souvent avec ce dernier on ne saurait être déçus. Le gars connait le game et nous balance du bon gros Flux Pavilion (à plusieurs reprises il me semble) entre autres choses. De l’énergie et de la qualité, juste ce qu’il nous faut pour être assez heureux, assez fatigués et juste ce qu’il faut de frustrés.

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On ne le dira sans doute jamais assez mais le gras c’est la vie. Comptez sur nous et les Soirées Code pour le prouver lors de la saison 6 que l’on espère d’au moins aussi bonne qualité que celle qui vient de s’écouler.

Sinon et comme dirait Grems : « Arrêtez de payer des places de concerts à vos portables »…

– Texte par Arnaud.

– Photos par Louis Derigon Photography.

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