« Le cinéma c’est une industrie, mais malheureusement, c’est aussi un art », disait Jean Anouilh, l’inénarrable auteur de cet Antigone qui nous fit tant chier au collège. Pourtant, si le dramaturge excellait dans l’art d’emmerder des générations d’adolescents pré-pubères avec ses conneries pseudo-grecques anciennes, il avait également un talent certain pour la punchline, comme le prouve la citation ci-dessus.

Car c’est bien le drame du cinéma qu’avant de l’imaginer comme art, on ne le voit aujourd’hui  que comme une machine à fric qui se doit d’être rentable. Loin de moi l’idée de cracher sur les succès populaires, car ils ont évidemment leur part dans la création d’œuvres moins reconnues et l’on sait que leur réussite sert celle du 7e art tout entier. Pourtant on peut que déplorer que ces derniers soient aussi les plus médiatisés.

Mais ne me crois pas naïf, ami lecteur, car je ne suis pas sans savoir que l’on ne prête qu’aux riches, et que gros marketing égale gros nombre d’entrées (en règle générale s’entend). Mais n’est-il pas du devoir du service public, par exemple, de mettre en valeur ce que cette industrie a à nous offrir de mieux, plutôt qu’une énième rediffusion de Louis la Brocante ?

Hier soir, j’ai regardé Le Mépris de Godard en DVD ; je me suis fait chier, certes, mais en tant que consommateur de culture averti, il est des films, des albums, des livres, que je m’impose de regarder, écouter et lire, si ce n’est pour les apprécier, au moins pour pouvoir en parler et me faire une opinion dessus. Aurais-je pu voir ce soit disant chef d’œuvre du cinéma français à la télé, ou mieux dans une salle obscure de nous jours ? Je réponds non, et je m’indigne contre cet état de fait, car je revendique le droit de m’emmerder devant Godard, sans avoir à payer un dvd de mauvaise qualité. Je veux ardemment me lamenter devant du Truffaut sans en attendre une hypothétique diffusion sur Arte, diffusion tellement tardive qu’elle en devient matinale. En résumé, je veux voir des bons films, et si possible autres qu’hollywoodiens.

Mais ne nous voilons pas la face, car n’en déplaise à nos chers dirigeants, le seul moyen pour  pouvoir se culturer de cinéma par les temps qui courent reste le téléchargement et le streaming. Je ne parle pas forcement de quelque chose d’illégal, non, bien sur, mais si vous savez un tant soit peu lire entre les lignes, vous aurez compris qu’en fait si.

A ce stade de l’article, vous vous demandez surement où je veux en venir. Et vous avez raison, car moi-même me suis un peu perdu dans mes élucubrations. Mais enfin tout ce raisonnement nous a amené, les braves gens d’Inthemorningmag.com et votre serviteur, à la conclusion suivante : il est de notre devoir de vous informer et de vous embarquer dans une dimension cinématographique différente, éloignée si possible des sentiers battus et rebattus par le tout-venant « mainstream »du 7e art. Pour résumer, nous nous efforcerons, en bon petits hippsters que nous sommes, de vous faire découvrir ce que vous ne verrez par forcément en prime time sur Tf1, et ceci par le biais de chroniques, infos et autres joyeusetés portant sur les courts, moyens et longs métrages qui vous serons (peut-être) passés inaperçus. Nous n’échapperons surement pas à quelques blockbusters, car tout n’est pas mauvais, loin de là, dans ce qui est issus des grosses écuries, mais nous nous évertuerons à ne pas trop tomber du côté obscur de la force.

Par ailleurs, nous vous proposerons également une rubrique traitant des séries télé, qui, comme le précise l’honnête homme qui s’occupera de celles-ci, sont aujourd’hui devenues de véritables petits joyaux. Quand on sait où regarder…

Sur ce, je vous laisse profiter de ce que Inthemorningmag.com a à vous offrir, et vous souhaite une bonne journée dans le monde joyeux et coloré de la culture.

Matt H

A propos de l'auteur

IntheMorningMag, le webzine sur l'actualité culturelle on the rock !

Articles similaires


Laisser un commentaire