Je débute les Nuits Botanique sous un ciel ensoleillé et la musique qui avec. Quel bonheur en effet de revenir dans ce bon vieux parc pour y passer une soirée placée sous le signe du sud. Ce soir ce n’est pas moins de trois artistes venus des quatre coins du monde (oui, c’est possible !) qui vont nous faire (plus ou moins) vibrer et apprécier ce commencement de festival.

Yas1

La soirée démarre en compagnie de Yasmine Hamdan, jeune artiste libanaise dont le charme n’en laissera, je pense, aucun indifférent… En effet, elle débarque sur scène telle une amazone sortie tout droit de Mad Max, avec chevelure fougueuse, yeux charbonneux, pantalon moulant noir et brassière en cuir noir avec des lanières autour de la taille. On a la classe, ou on ne l’a pas me direz-vous… Mais bon, ce n’est pour admirer la belle qu’on est là. Sur scène se trouve un clavier, une batterie, une grosse caisse, une basse et une guitare (toutes trois maitrisées par une autre fille au charme certain). Le premier morceau commence, et on est tout de suite envoûté par autre chose que le nombril de la chanteuse : sa voix. Que ce soit en arabe, en égyptien ou en libanais, on se laisse vite emporter par la puissance du chant, qui contraste fort avec le reste. En effet, la musique n’est pas très poussée : entre pop et musique orientale, rien de transcendant, mais il y a tout de même quelques petites touches originales et intéressantes : le batteur qui fait des sons avec toutes sortes d’objets comme une chaîne en métal, un xylophone, des sortes de maracasses faites maison,… ou encore la guitariste dont la cheville droite est ornée d’un instrument là encore inventée de toutes pièces et constitué de coquillages et autres pierres. Et même si la fin du set part légèrement plus vers un trip électro qui n’est pas pour me déplaire, je ne resterai pas scotchée devant cette prestation. « Ce qui est bien mais pas top » comme dirait l’autre.

SkipDie-Photo-by-Alexander-Dahms

Le groupe laisse donc la place à Skip&Die, et on voit de suite que c’est pour eux que la plupart du public est là (c’est aussi mon cas). Groupe hybride entre la chanteuse sud-africaine Cata Pirata et le producteur Jori Collignon (Nobody Beats The Drum) qui propose un son entre musique tribale et électro pêchue. Là encore, plein de choses se trouvent sur scène : deux batteries accompagnées de différentes tamtams, une cithare, des machines,… Les musiciens prennent rapidement place, et on a l’impression de se trouver vingt ans en arrière, dans un clip de Johnny Clegg : imprimés africains, coupes « afro » et lunettes de soleil sont de sortie ! Puis vient l’arrivée de la chanteuse : grande et mince blonde au charisme indéniable, elle débarque sur scène munie de tambourins à cymbales. Elle aussi est vêtue de manière fabuleusement kitch (imprimés léopard, aztèque,… plaisir des yeux et des oreilles !) et entame directement le set avec leur single « Jungle Riot » qui fera tout de suite bouger et sourire la foule qui ne s’arrêtera pas pendant les cinquante minutes qui vont suivre ! Ils enchaînent ensuite avec le morceau « La Cumbia Dictadura », véritable petite pépite entre musique africaine et dubstep lente où le joueur de cithare passera à la guitare et où la chanteuse nous fera preuve de ses talents divers et variés : pile électrique humaine, elle saute partout, et nous propose des chorégraphies en tous genres. Une fois de plus, c’est juste une histoire de classe… Le public la suivra avec plaisir, et ce ne sont pas les morceaux « Killing Aid » ou « Love Jihad », premier single extrait de l’album Riots In The Jungle, ou encore « Get Your Braai On » et « Muti Murder » qui vont nous arrêter en si bon chemin. Gros beats électro et ambiances lourdes sont là pour nous faire tous bouger ! Sur le dernier, la chanteuse viendra même faire un tour dans le public alors que se présente sur scène un mec qui porte un masque en laine multicolore accompagné d’une sirène qu’il fera tourner pendant tout le morceau. Après ça, je ne connaissais pas les chansons, mais ça a continué sur la même lignée : gros sons, bonne humeur, danse et sueur. Je repars donc conquise, et plus fan que jamais de ce groupe à l’avenir prometteur !

chivagantiva

Par contre je vais faire une impasse sur le dernier groupe de la soirée, La Chiva Gantiva, tant il est à l’image de tout ce que je n’aime pas dans la musique. Sur scène, basse, guitare batterie, saxophone, clarinettes, djumbés, maracasses et autres instruments qui permettent de faire de la musique qui sent le sud à la Manu Chao. J’ai vraiment essayé, mais je ne peux pas en parler. Ce ne serait que médisance. Je vais juste dire que le public et le groupe avaient l’air très contents d’être là, et c’est déjà pas mal. Moi, j’ai préféré aller manger un couscous, boire quelques bières, et rentrer chez moi ravie de voir qu’il y a encore des groupes comme Skip&Die pour innover.

Merci à Pascale pour l’accréditation, ainsi qu’à toute l’équipe du Botanique pour cette soirée « voyageuse » !

Hellisha

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