Concert phare de ce début d’année, nous nous mordions d’impatience en attendant cette date fatidique du 5 mars pour (enfin) voir Moderat à L’Ancienne Belgique. Nous étions donc en place et, à l’heure, hier pour ne rien rater de ce show qui fait beaucoup parler de lui depuis le début de la tournée. Impressions…

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Tout commence par un petit rendez-vous privilégié avec le groupe pour une interview au dessus de l’Ancienne Belgique. Modeselektor et Apparat se retrouvent à répondre plus ou moins bien aux questions, faisant les gamins et répondant parfois à côté (juste pour le plaisir – interview à venir sur ITMM). On y apprend d’ailleurs beaucoup de choses sur eux et sur leur façon de travailler –  ils n’aiment pas vraiment en parler mais il y a une sorte d’aura entres eux qui fait marcher à merveille la machine Moderat. Nous sortons de cette interview/cours de récré.

Direction la salle principale pour se mettre en place. La première partie est assurée par Anstam, producteur berlinois, qui ne nous convainc que très moyennement. Les sonorités étaient pourtant très intéressante mais le rendu globale est d’une incohérence assez déconcertante. Le fait aussi qu’il fasse des transitions toutes les 30 secondes pousse a être peu enjoué par la prestation. Tout cela devant un public belge toujours aussi indiscipliné quand il n’est pas intéressé – ça papote de partout.

Mais l’attente n’est pas bien longue puisque les trois « gus » de Moderat prennent rapidement place sur la scène pour un show qui va être grandiose. Disposés en ligne devant un écran de projection, ils commencent le concert par « The Mark » – prélude de leur dernier album. C’est le début d’un voyage à base de Fat bass de Modeselektor (comme ils le disent eux même) et de nappe spatiale d’Apparat. Ça boom boom, ça va vite et surtout ça fout tout le monde par terre. Dès le départ ils nous font comprendre que les maîtres de l’IDM actuel c’est eux. S’enchaine ensuite « New Error » du premier album : musique répétitive et pourtant tellement riche, le show rentre dans la matière brute, le coeur suit le rythme de la musique et un dancefloor magistrale se créer dans la salle. Vient ensuite « Milk », musique qu’il avait décrit dans l’interview comme musique pour faire danser les noctambules. J’ai pour ma part un peu de mal avec cette chanson dans l’album, mais sur scène elle prend une autre dimension, on comprend petit à petit la magie de ce morceau et nos bras et jambes se réveillent.

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Les morceaux s’enchainent pendant plus d’une heure et demi avec une efficacité déconcertante, la voix d’Apparat sur « Bad Kingdom » ou encore sur « Damage done » fait des ravages. Il en sort une ambiance euphorique et pourtant très apaisée. Chaque morceau réveille nos émotions et la beauté des visuels et lumières augmentent l’adrénaline dans nos corps. L’état de transe n’est pas loin, pour sûr !

S’enchaîne ensuite après un petit rappel « Gita » où Apparat fait encore des miracles avec ses doigts et sa voix. Bien meilleur que n’importe quel excitant, c’est la musique qui nous happe jusqu’au plus profond. Le groupe termine alors sa course folle sur « Therapy » véritable plaisir pour les oreilles et parfait « au revoir » pour ce concert. Et comme le titre de cette dernière chanson, Moderat nous aura fait une thérapie du bonheur ce soir là , un exemple d’un live accompli et quasiment parfait, de la drogue à l’état pur. Masterpiece !

 

Par Polo

 

 

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