C’est dans une salle (quasi) comble qu’on débarque ce soir. En effet, le célèbre groupe d’électro pop anglais Godfrapp vient présenter son dernier album Tales Of Us au public belge, et celui-ci a l’air plus qu’impatient… Il n’aura d’ailleurs pas du attendre longtemps, car ce soir, pas de première partie. Toute l’énergie palpable autour de nous sera pour la belle blonde et ses musiciens. Elle arrive sur scène sous les applaudissements et les regards émus de certains spectateurs. Elle-même esquissera un petit sourire gêné.

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Sur scène trônent une contrebasse, une batterie, un violon, une guitare semi acoustique, des claviers et son micro. On se dit donc que ce concert va essentiellement tourner autour du dernier album. En effet, le show commence par une ballade toute en douceur et volupté, le tout relevé par la voix vaporeuse et impeccable de la chanteuse. Certaines notes nous rappellent des airs japonais pleins de mélancolie, et l’on n’est pas sans penser à Cinematic Orchestra et ces thèmes qui nous font voyager… Une autre chanson me fera d’ailleurs penser à une épopée marine via une intensité grandissante. D’ailleurs je penserai aussi quelque fois à Mogwai et toute scène post rock dont les montées toutes en douceur nous amènent dans des univers où l’on peut facilement se perdre, tant on ne voyait pas ce qui allait nous tomber sur le coin de la figure. Tout n’est que surprise pendant ce concert. Le fait que je ne connaisse pas bien la discographie de ce groupe y a sûrement fait beaucoup, mais je crois que personne ne s’attendait vraiment à ça, de la performance des musiciens à la setlist. En effet si la première partie du concert se concentre sur le dernier album avec des morceaux comme « Drew » ou encore « Annabel », c’est ensuite un enchaînement de vieux tubes auxquels on aura droit, à commencer par un ancien morceau dont l’ambiance n’est pas sans rappeler les sons psychés du Velvet Underground (c’est dire !). Et puis toute la fin du set se jouera dans une ambiance électro/disco propre aux débuts de Goldfrapp, via les tubes « Ooh La La » notamment, ou encore « Ride A White Horse », extraits de Supernature.

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Puis, au bout d’une heure, c’est déjà le temps du rappel… Le groupe revient sur scène avec une ballade des plus calmes, puis enchaîne sur « Lovely Head » (extrait de l’album Felt Moutain) qui, via ses sifflements, rappelle les airs de western et la musique d’Enio Morricone. Puis ça ne va que crescendo avec entre autres « Train » et « Strict Machine », deux vieux tubes électro rock du groupe.

Bref, une setlist impeccable et toute en montées pour une soirée délicieuse ! Malgré tout, on regrettera le manque d’ambiance dans la salle avec un public qui restera plus ou moins froid comme le marbre…

Hellisha


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