Une fois n’est pas coutume, c’est dans le speed, voire carrément à la bourre que la team In The Morning Mag débarque sur les lieux du crime. Du coup, celui pour qui on est venu ce soir, à savoir Flako, a déjà commencé son set, et ça va être difficile de rentrer dedans…

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En effet, si on aime, voire raffole des sons « low beat » de son album The Mesektet sorti en 2011, on est rapidement refroidis par ce qu’il nous délivre en live… Ça s’apparente plus à ce que j’appelle de « l’électro de cocktail », soit plus une espèce de techno/house trop molle pour danser, qu’autre chose, et ça, ça nous reste un peu en travers de la gorge… Nous qui nous attendions à shaker du booty de manière sensuelle et libérée (des vraies femmes du XXIe siècle !), on se retrouve finalement à ne bouger que nos nuques (à peine)… Alors certes, c’est bien fait, je ne dis pas le contraire, mais c’est bien en dessous de ce qu’on connaît de lui (même si je dois avouer que son dernier EP Eclosure m’avait laissé perplexe…). Et puis il faut dire que l’ambiance qui règne dans la salle n’aide pas : on sent bien que le public s’en fout, et le piaillement incessant qui bourdonne dans nos oreilles est à la limite du supportable… Mais bon, je reste persuadée que si le producteur londonnien avait mieux fait son travail, ça ne se serait pas déroulé comme ça… Du coup, je ne retiens presque rien de sa prestation. A peine nous surprendra-t-il vers la fin de son set avec un morceau entre trap et dubstep ultra posé et une jolie voix féminine posée par dessus… Oui bon, ça ne suffit pas, on est d’accord…

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Enchaîne là-dessus LeFtO, le dj belge présent dans tous les festivals, et toutes les soirées ! Pourtant je crois bien que c’était une première pour moi, et même si son set n’a rien d’exceptionnel, ça a un petit goût de reviens-y. En effet, le mec a l’air tellement enjoué d’être là qu’il fait plaisir à voir ! Tchatche avec le public, mix varié entre funk, blues, hip-hop, trap « pointu » et j’en passe, belle présence derrière les platines (et pas de Mac sur la table, s’il vous plaît !),… Du coup ça nous console un peu, et on danse, enfin !

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Le temps d’une pause au bar, et voilà que Thundercat, tant attendu, débarque au centre de la scène avec son tabouret et une guitare qui paraît beaucoup trop grande pour lui (mais il s’en sortira bien quand même). Seulement voilà, je ne connaissais pas du tout l’artiste, et au vu de la programmation, je m’attendais à un set entre hip-hop et électro. Mais pas du tout ! Thundercat joue dans une toute autre cour, celle du jazz. Et ce n’est pas peu dire qu’affirmer que je ne connais rien à cette scène là, tant elle me laisse souvent indifférente… Du coup on subira son set plus qu’autre chose, même si ça semble très bien exécuté. Le public en redemande, lui sue et chante à gorge déployée, et c’est vrai qu’il y a quelques éléments intéressants dans sa musique : des passages très 70’s, d’autres orientés électro, voire drum n’ bass grâce à la batterie hyper rapide, et puis sa voix de crooner fait quand même un petit peu rêver… ! En tout cas, il ressortira de scène avec un sourire entendu, et un public conquis.

Sur ça, LeFtO revient pour achever le public (ou le réveiller, c’est selon…) et il fera ça très bien avec un set toujours aussi bien senti : là encore, du trap, du hip-hop old school et ultra classique (IAM, Wu Tang Clan et j’en passe), tout pour régaler un public qui semble frustré de la soirée. Et ça marche ! Du coup on repart maussades, avec l’impression d’avoir raté quelque chose… Dommage.

Merci à Tristan pour les accréditations.

Hellisha


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