Une fois de plus, direction l’Ancienne Belgique pour un concert à l’affiche alléchante. Car si je n’attends pas grand chose de DYnamic que je ne connais pas (sauf via une vidéo sur la page du concert qui ne m’a guère inspiré), j’attends de pieds fermes le retour en plat pays du groupe sensation de ces deux dernières années, j’ai nommé Dope D.O.D.

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Là encore, une fois de plus, j’arrive dans l’AB club, et la salle est déjà bien remplie, la première partie a déjà commencé. Classique. Concert sold out oblige, la foule est présente en masse, et ça transpire sec dans la salle. Il faut dire que 300 amoureux de hip-hop bourrin enfermés dans une salle qui sent la bière et la weed, ça laisse pas vraiment le choix au calme et à la volupté… Je me place dans le public, et contre toute attente, j’apprécie assez ce que je vois et entends. En effet, si la vidéo citée ci-dessus n’était qu’un simple morceau rap aux accents Saïan Supa Crewesque, là c’est autre chose. Un MC qui chante en anglais avec un flow plutôt bien maîtrisé, et un DJ qui balance du son influencé rock sur des gros beats bien gras. What else ? Bon y a toujours un côté « rap sympa » qui me gonfle un peu, mais le peu que j’en ai vu m’aura presque donné envie de revoir ce que ça donne « en entier » si jamais ils repassent dans le coin. En tout cas, si ça vous intéresse, le groupe, entre Bruxelles et New-York, a sorti son premier album Therapy il y a peu, et c’est un chouette mélange de rap, dubstep, ragga et autres musiques qui font shaker le booty. A bon entendeur… !

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Mais place maintenant aux maîtres de cérémonie, les hollandais de Dope D.O.D. Tout le monde a entendu parler d’eux grâce à leur single « What Happened » extrait de leur second album Branded, sorti en 2011, et depuis ils enchaînent les tournées aux quatre coins du monde. Ils sont d’ailleurs là pour leur tout nouvel opus Da Roach, qui pourrait se résumer en un mot : rouleau compresseur. Concentré de dubstep lourde et sombre à souhait mise en lumière via les chants des trois MCs, c’est une bonne petite claque qu’on prend sur le coin de la gueule. Et en live, c’est pareil ! C’est le morceau « Brainworms » qui ouvre les hostilités, et ça fait tout de suite un peu mal. Les bras se jettent en l’air, les têtes basculent de haut en bas, et différents rictus (il semblerait que ce soit des sourires) s’affichent sur les visages. Et ce n’est pas le suivant, « Redrum », qui va contredire l’expression « bonne ambiance » : tout le monde crie les paroles « redrum redrum redrum », comme un petit chant révolutionnaire et vénère, alors que tout le groupe n’est même pas encore sur scène ! Bref, ça va enchaîner sec pendant plus d’une heure, via une setlist qui pioche dans les deux albums : « Panic Room », « Rocket » (morceau avec le trio lui aussi hollandais Noisia),  « Gatekeepers » (qui permet de faire une petite pause),  « Witness The Crispness », (qu’ils ne joueront malheureusement pas en entier, comme d’autres chanson d’ailleurs), « Bloodbath » (agrémenté en live d’une petite version drum n’ bass bien sentie), « The Butterfly Effect », « Psychosis », … Trois quarts d’heure de joyeux bordel pendant lesquels le groupe distribuera notamment du Jack Daniel’s à qui en veut. Ils reviendront pour un petit rappel avec le tube « What Happened » (dont la fin électro en live est tout simplement parfaite !), ainsi qu’un nouveau morceau dont le nom m’échappe. Et puis on aura évidemment droit à leur petit côté rebelles qui nous demandent de mettre nos majeurs en l’air en criant « Fuck the police, fuck the government, fuck anyone who doesn’t like you or Dope D.O.D., fuck you ». Bon, c’est un peu puéril, mais ça fait toujours du bien de s’exprimer… ! Et puis ça finit par un « we love you motherfuckers », alors on pardonne ces montées de sébum retardataires. Sur ce, ils quittent la scène, et pendant une demi heure, c’est le DJ du groupe qui va nous faire remuer notre graisse en balançant des remix électro/dubstep qui ne sont pas pour me déplaire : « Machine Gun » de Noisia, le classique « Smack My Bitch Up » de Prodigy, « It’s Bigger Than Hip-Hop » de Dead Prez, « Night Ground » de TNGHT, … Bref, que du tout bon pour ce concert de presque 1h30. Seul petit bémol cependant, un son un poil trop lourd qui ne permet pas de capter toutes les mélodies. Enfin, quand on va voir Dope D.O.D., c’est qu’on a envie de violence, et ils ont bien fait leur boulot. On en redemande !

Merci à Kévin pour l’accréditation, ainsi qu’à toute l’équipe de l’Ancienne Belgique pour cette soirée placée sous le signe du gras !

Hellisha

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