Le rendez-vous était donné samedi soir dans le magnifique complexe des Bozar à Bruxelles pour le concert de Jon Hopkins & Modeselektor. Une surprise de taille nous a marqué puisqu’en arrivant sur place aucune installation sonore n’était en place dans la salle abritant habituellement ce type de concert; nous suivons alors tout le monde qui se dirige vers l’amphithéâtre …

Photo Kmeron - http://www.flickr.com/photos/frf_kmeron/3994695050/in/photostream/

Photo Kmeron – http://www.flickr.com/photos/frf_kmeron/3994695050/in/photostream/

Prenant place sur les balcons, nous nous installons, un peu désorientés dans cette salle qui n’est pas de nos habitudes de concert – rêve inavoué pour ma part qui voulait depuis longtemps voir un artiste d’IDM* jouer dans un tel lieu.

C’est Jon Hopkins qui ouvre les hostilités avec des machines accolées à un piano à queue; un mélange d’électronique IDM* et d’acoustique qui va vite nous scotcher au siège : tout commence par une nappe écrasante et lourde qui vient à nos oreilles avec le monsieur qui s’amuse à envoyer de petits sons qui voyagent dans toute la pièce: une pure merveille acoustique (je n’ai pour ma part jamais vécu une expérience sonore aussi plaisante, surtout en électronique). Il passe ensuite au piano et nous joue un morceau langoureux un peu mou mais succinct. Retour au machine pour quasiment la suite du concert; et là c’est la grosse claque : appuyé par un visuel époustouflant de cristaux filmés au microscope (voir vidéo en fin d’article), Jon Hopkins combine à merveille la techno – matière principale de son dernier album Immunity – et l’électronique décomposée et saccadée, marque de fabrique du monsieur.

Époustouflant par la spatialisation de sa musique chaque détail fait monter les chansons vers une apothéose à chaque fois frissonnante ( mention spéciale à la chanson « Open eye signal » – une vraie bombe en live). Et quand l’heure de finir arrive, Jon Hopkins se lance sur son célébrissime morceau « Vessel » (de l’album Inside) – sorte de musique inclassable mélangeant acoustique, vide spatial et bruit métallique; qu’il agrémente d’un final techno qui fait bouger l’ensemble de la salle. Simplement superbe ! Le monsieur s’en va alors sur un set qui s’est prolongé de 20 minutes pour notre plus grand plaisir.

Photo @pvermaer

Photo @pvermaer

C’est ensuite au tour de Modeselektor de se mettre en place pour jouer dans ce lieu assez inhabituel. On a d’ailleurs du mal a rester assis sachant qui va jouer devant nous. C’est donc debout au balcon que l’on assiste à la rentrée des deux gus. Visuel de folie et techno ultra répétitive, voilà le crédo du groupe en live. On prend plaisir à les voir et revoir, surtout avec l’acoustique de cet amphithéâtre. De tube en tube Modeselektor, joue ses classiques et le fait très bien, on aura même le droit à deux morceaux mystères – peu habitué aux remix, est-ce là un signe d’un nouvel album ?

Comme deux gamins, les deux artistes s’amusent à modifier leur voix, à jeter de l’eau et du champagne dans le public et surtout s’amusent tout court à faire leur musique. Après une petite heure de show, l’un des deux s’énerve sur les machines; commence à tout débrancher violemment et un écran bleu s’affiche indiquant un problème. Modeselektor s’affiche. Dernière gaminerie de la soirée pour le groupe qui s’en va tout heureux.

Nous aussi on repart tout heureux de cette soirée dans ce lieu assez particulier. Encore une soirée qui est arrivée près de Bruxelles …

Par Polo

A propos de l'auteur

IntheMorningMag, le webzine sur l'actualité culturelle on the rock !

Articles similaires


Laisser un commentaire