Britain's Got Talent

Britain’s got talent (c)

Les amerloques n’ont pas le monopole des séries réussies. Si la France a pendant longtemps été la risée du Monde entier (oui oui carrément) avec d’affligeantes séries telles que Louis La Brocante ou encore PBLV (les vrais fans identifieront l’acronyme), elle a récemment redoré son blason grâce notamment aux productions Canal + (Braquo saison 1, Les revenants…).
Cependant, ce sont nos ennemis de toujours, les Anglais, qui parviennent à nous proposer année après année des séries inventives, complètement loufoques ou encore malsaines, mais toujours hautement addictives.

Petite sélection de 3 séries, plus ou moins récentes, à (re)découvrir !

1. Luther

C’est avec une joie non-dissimulée qu’on retrouve Stringer Bell (Idris Elba), personnage emblématique de la série culte « The Wire« . L’acteur nous revient, avec quelques années de plus au compteur, dans une série policière très dark. Il y incarne le rôle du « good cop », rongé par ses démons intérieurs, qui se voue corps et âme à son métier.
Les seconds rôles sont également particulièrement bien tenus. Mention spéciale pour Ruth Wilson, qui incarne une psychopathe sans émotion qui va donner du fil à retordre à notre enquêteur.
La réalisation et la photo sont particulièrement léchées. Les épisodes de fin de saison sont de véritable bijoux d’inventivité et de suspense.

La série compte actuellement 2 saisons, pour un total de 8 épisodes. On ne cracherait pas cependant sur quelques épisodes supplémentaires, pour approfondir un peu plus la psychologie et les relations qui se nouent entre les différents protagonistes.

La saison 3 débarquera en septembre.

Trailer de la série

2. Sherlock

Également développée par la BBC, la série Sherlock présente de sérieux atouts.

Sans surprise, la série met en scène le célèbre Sherlock Holmes et son acolyte le Dr John Watson. Plus surprenant est le parti pris de transposer la série dans un Londres contemporain.
Si l’idée peut sembler de prime abord saugrenue, le résultat apparaît, après quelques minutes de visionnage, comme une évidence.

Le personnage de Sherlock est particulièrement réussi. Il est brillant, détestable, condescendant, sans émotion… On pense inévitablement au Docteur House, par ailleurs inspiré par Sherlock Holmes himself ! Le parallèle ne s’arrête pas là, puisque Sherlock semble souffrir du syndrome d’Asperger, qui le fait passer aux yeux de tous pour un fou obsessionnel. L’acteur (Benedict Cumberbatch) est troublant de réalisme. Il ne joue pas, il EST Sherlock.
Watson, de son côté, apporte un oeil acerbe et amusé sur Sherlock, et constitue un contre-pouvoir à la folie sans borne de ce dernier.

Les épisodes semblent construits sur le même schéma que la série Luther. La ressemblance est parfois troublante, au point que certaines ficelles scénaristiques sont communes aux deux séries !

Les épisodes respectent de même un format long (1h/1h30 selon les épisodes) mais on ne voit pas le temps passer ! La réalisation est maîtrisée, les situations bien amenées et le suspense maintenu tout au long des six épisodes qui composent pour l’instant les 2 saisons disponibles.

On attend une saison 3 pour la rentrée.
Une version US a vu le jour. Mais comme bien souvent, elle est quelques degrés en dessous de l’original.

Trailer de la série

3. How not to live your life

Impossible de faire un top sans citer cette série. Le protagoniste a en effet une philosophie très particulière : il résout toutes les situations auxquelles il est confronté en établissant un top des attitudes à adopter. C’est improbable mais toujours démentiel.

La série est complètement barrée, l’humour décalé au possible. Pour ceux qui sont hermétiques à l’humour anglo-saxon (Mr Bean, Hot Fuzz), un conseil : passez votre chemin !
Pour les autres, vous allez découvrir 4 saisons d’un monde merveilleux où notre « dickhead » va faire face à des situations rocambolesques à répétition, toutes plus ou moins inspirées de la vie réelle du créateur et acteur principal de la série, Dan Clark.
Pour ce qui est des rôles secondaires, on retient la prestation très convaincante du majordome un peu benêt, interprété par l’humoriste anglais, David Armand (je vous invite à aller découvrir son mime de la chanson « Don’t stop me now », hilarant).
Les filles de la série tiennent leurs rôles de jolis minois à la perfection. C’est tout ce qu’on leur demande 🙂

Un seul regret concernant cette série : l’arrêt brutal en fin de saison 4, pour cause de baisse d’audience…

Trailer de la série:

Cette sélection n’est bien entendu pas exhaustive, et sera amenée à s’enrichir au fil des articles à venir.

Par Pierre ARM


Laisser un commentaire