Au programme  ce vendredi 3 mars c’est un peu la guerre du Vietnam un soir de mousson au Bikini, pluie diluvienne et chaussettes trempées … ce qui n’a pas empêché notre ami Boris Brejcha de faire salle comble.

BORIS BREJCHA + XXXY + KARMAÂ + MEKNESS = salle comble. C’est un soir de grandes transhumances aux alentours de Ramonville, les dernières places se monnayent du simple au double sur le parvis du Bikini. C’est d’ailleurs là que je retrouve notre photographe beau-barbu, déjà sérieusement émoussé par un Demi Portion au grand cœur.

A l’intérieur bonne nouvelle, nous sommes au sec. On continue néanmoins à s’hydrater le gosier pendant XXXY qui nous ambiance sereinement. Les semelles des chaussures collent déjà au sol maculé de houblon. La faute à Demi Portion qui selon mes lectures récentes a ravi l’assemblée présente en première partie de soirée.

Place à la soirée High-Tech avec Brejcha et ses acolytes technophiles. XXXY ouvre les débats pendant que le berlinois sort de l’avion. Je ne sais pas d’où il tient son blaze, sûrement une histoire de chromosomes génétiquement modifiés. Débarqué tout droit d’Allemagne, on sent qu’il y a du savoir-faire. Je passe un coup de fil en backstage pour savoir où en est l’étoile allemande de la soirée. Il est en approche. Très bien, tout le monde est survolté.

Il est déjà deux heures du matin quand notre ami Boris Brejcha ( prononcer ‘brɛxka’ en phonétique pour les puristes ) tout droit sorti de Blagnac s’installe derrière les platines du Bikini, coiffé de son masque de joker (espérons qu’il ait plus de modjo que ce brave Heath Ledger).

D’emblée les chevaux sont lâchés et Boris en a sous le capot, amis de la philharmonie bonsoir. Ça va clubber en mode teuton.

Ni bonjour, ni bonsoir, Brejcha ne se perd pas dans de longs discours. Il entame son set au pied levé. Ce virtuose de Cubase (fameux séquenceur allemand de chez Steinberg) faire hurler un son midi qui claque. La salle comble décolle littéralement. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’aller clubber outre-Rhin, rangez les bandas, séance de rattrapage sur les rives du canal du midi.

Quant à Karmaâ et Meknes, je ne vais pas vous cacher que je n’ai pas bien fait le distinguo entre les deux, cependant cela m’a paru honnête, ne pouvant toutefois égaler le maître de cérémonie du soir.

Bon vent Mr Brejcha, Toulouse vous remercie.

On a fini trempés jusqu’aux os, hachés menu par un son chirurgical et on a pas changé de chaussettes …

« En moto comme au Vietnam, il est important de garder les pieds au sec. Le lieutenant Dan nous avait prévenus. » F.Gump

Texte : Oob

Photos : PNC (aux portes, désarmement des toboggans)

 

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