Embarquement au vaisseau amiral du Bikini One, direction de nouvelles contrées. Le voyage annoncé est périlleux, la quête de nouvelles galaxies n’est pas mince affaire surtout depuis que cette chose étrange a été découverte sur la planète VISION.

VOYAGE INTERSTELLAIRE VERS VISION

L’équipage est au complet ainsi que les passagers, tous curieux de vivre cette expérience d’observation de la planète VISION et prêts à en découdre. Rythmé au démarrage par Samozariadni Karabin sistemy Simonova, de son nom plus connu S.K.S. qui nous amène progressivement à destination. Nous voguons sur les flots, le moteur roule à plein régime boosté par de la pure DNB liquide. On peut y entendre de nombreuses voix accompagnant ce voyage. Si certains sont plus réticents sur ce brouhaha, moi il me ravit, me rassure. En effet, j’ai besoin de tous ces petits sons humains, plus chaleureux, qui m’emportent et couvrent celui des vrombissements des machines. L’atmosphère paisible s’installe complètement pour la croisière. La montée est planante et accompagne tout le long du trajet. Le passage des étoiles vers la vitesse de la lumière se fait en douceur sur un coup d’accélérateur supraluminique aux hyperpropulsions de riffs de jungles et couplés de bass.

Direction la base de Clavius sur VISION.




ARRIVEE SUR VIZION a.k.a NOISIA

Planète en vue. Nous arrivons à destination. Une aura spectaculaire se dégage de la planète. En effet, son halo semble animé et subit même des déformations de type numérique comme le glitch, on ne sait plus si ce sont des problèmes de radio-transmission ou si c’est réel. Celui-ci intrigue comme il fascine. Un silence règne, la tension est palpable et nous avons les yeux rivés sur les protagonistes, à contre jour de la lumière de la planète, équipés de leur tenue de cosmonautes. Soudain leurs casques s’allument, un tonnerre gronde, certes étouffé mais menaçant reste mélangé au bruit mécaniques des machines. Le silence ne présage rien de bon. Tout le monde retient son souffle. Attacher vos ceintures L’atterrissage l’acometissage est amorcé, et cela promet de secouer. Enfin posés, la foule se dresse en délire après ce long trajet pour qu’enfin débute l’aventure. L’exploration commence dans la pénombre. les portes laissent entrevoir cette lueur bleue, étrange. Cette étrange matière n’inspire pas confiance.

La gravité de la planète nous retourne littéralement VISION  devient NOISIA.

Une fois atterris, le chaos règne, il faut jouer des coudes, et l’aspect primitif de l’équipage revient au galop. Ce long voyage et suspens insoutenable aurait-il eut raison de nous ? Ce monolithe immense, se dresse à la verticale devant nous, sombre et lumineux, froid et chaud à la fois, composé d’une telle définition qu’on se sent ridiculement petit et faible devant lui. Il nous happe complètement la pensée et nous entraine dans cette spirale infernale par les matières, les textures et les lumières qu’elles projettent.

Il fait le vide, et l’instinct élémentaire de survie nous envahit.

Les zones de turbulence

La pression monte considérablement sur la planète ainsi que pour ses nouveaux habitants totalement déchaînés avec une gravité quasi nulle que nos pieds ne touchent plus le sol. Après de multiples sauts à répétition de POGO 30000, la respiration des hommes se fait haletante, on manque d’oxygène et rythme nos déplacements dans un environnement dans lequel nous n’avons plus aucune prise. Le retour au vaisseau est primordial, vital.

« Hal, do you copy ?…

Et il temps d’explorer de nouvelles contrées.

Ce moment d’accalmie nous permet de reprendre nos esprits, sur de bonnes vibrations où le rythme de croisière se stabilise. Cependant à bord la pression continue de monter. Nous rencontrons une zone de turbulence et le vaisseau est stoppé. Un membre expulse l’un des passagers hors de l’enceinte principale du vaisseau. Il essaie de revenir. Mais l’effort semble vain tant il est difficile de se déplacer dans le néant en l’absence de toute pesanteur et surtout vu la puissance de la foule. L’impression de vide est renforcée par le contraste entre la frénésie des gestes des passagers, les turbulences du voyage et l’emprise de la technologie sur nous.

En effet nous voguons dans cet univers aussi bien vide que rempli de technologies. Mais nous sommes ici secoués violemment avec l’impossibilité de reprendre le contrôle manuel du vaisseau. Il devient difficile d’établir un dialogue avec celle-ci. HAL 9000 ne répond plus, il a la main mise sur nous et…

il veut devenir autonome. 

il veut devenir autonome. 

il veut devenir autonome. 

 (ce texte est clairement barré)

HAL, DO YOU READ ME ? »


 Le trip intersidéral

 Il est bon de continuer notre périple. L’étude des autres planètes nous fait rencontrer des phénomènes cosmiques imprévus et nous traversons littéralement d’autres dimensions. L’exploration est probante dans les échantillons visuels que nous récoltons. L’atmosphère des différents paysages que nous observons est complètement enivrante. En effet, ce voyage n’est pas que l’exploration d’une planète mais plein, une multitude, une colonie, une galaxie toute entière. Pour être honnête avec vous :

J’ai failli pas venir & j’ai failli pas revenir.

Je me suis vu jeune, je me suis vu vieux, je me suis vu renaître.

C’est d’ailleurs le propre d’une odyssée que de revenir à son point de départ.

Le retour sur terre est annoncé mais cette fois-ci, c’est SIGNS qui conduit et pas des moindres. Il fait également parti de la de la planète de VISION NOISIA, des mercenaires signés chez Division. Un nouvel équipage, un trio de plus mais pas si différent, car la conduite est aussi sportive, cela secoue dans tous les sens.

Chaque bonne chose a une fin et il est aussi appréciable de rentrer au bercail. Mais là, non de non, je n’ai plus les mots. C’est de la « tuerie » (terme que j’ai employé dernièrement en voulant réconfortant une phobique en avion – véridique) et le final est de toute beauté.

Laissez-moi contempler la terre, car elle n’est que plus belle vue de l’espace.

Ce retour est magique, le voyage était magnifique.

THE END


CONCLUSION

OUTER EDGES – littéralement les « contours extérieurs » (vu que l’anglais est devenu une langue morte depuis hier) résonnent plutôt pour moi comme nom d’album signifiant « Hors cadre ». Il nous fait complètement rentrés dedans, à travers son renfort d’une lourde présence de visuels travaillés pour compléter une ambiance sonore déjà forte car évolutive. Même si le côté nostalgique était fortement émoustillé avec la grosse date annoncée de Dillinja et Andy C ce samedi 1er avril, cette date reste totalement mémorable.

Une équipe au complet, du tou-lou-zin-zin, un panorama musical super large, du très lourd en bass, du renfort visuel à la hauteur de ce nom. Seul regret, d’avoir manqué le set de DJ SKANK mais écouté la veille sur la webradio toulousaine que vous ne devez pas manquer : EGREGORE

On y retrouve un fort potentiel toulousain, polyvalent, surproductif. « SKIN OUT » EP juste sorti la veille, le vendredi si je ne dis pas de bêtises.

Là, où d’autres comme Mix Master Mike ont su faire évoluer naturellement sa musique pour communiquer avec les extra-terrestres, en passant du Turntablism avec Q-Bert jusqu’au Dubstep. NOISIA a réussi à définir sa propre écriture son propre langage afin de s’exprimer à l’instar d’un Kubrick de la Bass Music avec un set mêlant visuel et musique de qualité. On y retrouve la sensibilité tant dans la visuel, l’aspect progressif des morceaux qui confèrent une atmosphère tellement palpable et cinématographique que cela devient presque du jeu vidéo comme No Man’s Sky. Une expérience unique.

MERCI les Productions du Possible & le Pink Festival pour l’avoir rendu réel.

Merci également à Vandal Records & Noisia

Propos recueillis par Nelson.

Crédits photos :  Anthony CHARDON pour THORIUM Magazine 

Les photos utilisées sont réalisées par Anthony CHARDON et ne sauraient être utilisées sans son autorisation préalable.

Toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages fictifs n’est ni fortuite ni involontaire.
Ce récit est une oeuvre de pure fiction inspirée par une encore plus belle fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations fictives ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être vraisemblablement pas que fortuite.

A propos de l'auteur

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